La pointe de la langue au milieu du palais?

La pointe de la langue au milieu du palais?

Si vous avez déjà fais du Qi Gong, vous aurez certainement entendu une fois ou l’autre votre professeur vous dire « et mettez la langue au milieu du palais« .

Si vous êtes comme moi, vous vous êtes peut-être déjà posé la question: c’est où, le « milieu » du palais? En haut du palais? Derrière les dents? Pourquoi le milieu du palais? Est-ce vraiment naturel? Et au repos? Bref… que de questions, et la sagesse chinoise n’a pas grand chose à vous apprendre à part que cela sert à « connecter » votre vaisseau gouverneur et conception.

Les fascias à la rescousse

C’est en lisant le livre « De la posturologie à la posturoception » du Dr. Serge Mesquida que je suis tombé tout à fait par hasard sur la réponse.

Nous y apprenons que la langue constitue l’extrémité au niveau de la tête de la Deep Front Line (DFL) des fascias (en gros, la couche profonde antérieure).

Chez le grand enfant et l’adulte, en position de repos, les arcades dentaires sont en inocclusion, la langue doit être en permanence en position haute, la pointe au contact des papilles palatines.

DR. Serge Mesquida, De la posturologie à la posturoception, p. 108
Papille palatine: petit renflement de la muqueuse palatine en arrière des deux incisives centrales supérieures

Une position correcte de la langue participe donc à un processus postural sain. Très souvent, on retrouve une malposition linguale chez les personnes avec des scolioses, par exemple. Si vous ne savez pas comment bien trouver la position juste, imaginez simplement vouloir faire les sons D,T,N ou L et vous verrez bien où se place votre langue.

Il y a souvent des causes sous-jacentes à une malposition de la langue. Se « forcer » à la mettre sur la papille palatine peut s’avérer inefficace, il convient donc évidemment d’examiner cette problématique dans son ensemble avec un professionnel confirmé.

Dans ce livre sur la posturoception, il y a pas mal de choses qui m’ont intéressé sur l’approche générale à avoir en cas de problème postural. Je trouve malgré tout l’auteur trop radical et convaincu que « son approche » est la bonne, sans vraiment explorer d’autres pistes. Pour ma part je pense qu’il est utile d’avoir un accompagnement global, et une pratique en conscience comme le tai chi convient parfaitement à ce type de travail (sans nécessairement être suffisant, en cas de fort trouble postural). J’aurai peut-être l’occasion dans des futurs articles d’aborder d’autres points que j’ai trouvé intéressants dans ce livre, alors n’hésitez pas à laisser un commentaire si vous voulez d’autres articles sur le sujet.

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