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Se fixer des objectifs pour pratiquer le tai chi en 2022

Et voilà, déjà en 2022. Une nouvelle année avec, je l’espère pour vous, des perspectives fraîches sur ce qui vous attend. Pour ma part, j’aimerais partager avec vous quelques réflexions autour des « bonnes résolutions » pour pratiquer le tai chi cette année et se fixer des objectifs.

Rester flexible

J’ai récemment lu l’article « Une approche différente pour les résolutions de Nouvel An » de Chris Davis et j’avoue partager son constat que se fixer des objectifs absolus (je vais faire la forme tous les jours, je vais faire une demi-heure de qi gong, etc.) n’est pas une approche durable pour la plupart d’entre-nous. Il suffit de « manquer » une fois pour se sentir à côté de son objectif et, au final, abandonner.

J’ai donc bien aimé sa proposition de plutôt se dire chaque matin « qu’est-ce que je compte faire aujourd’hui » et essayer de s’y tenir. Au pire des cas, vous n’y arrivez pas et vous n’avez manqué « que » un jour.

S’interroger sur ses motivations

Mais au-delà de cette « astuce », il est pertinent de s’interroger sur ce qui nous pousse à nous fixer des objectifs et/ou à ne pas les accomplir. Et cela requiert de s’interroger sur ce que le tai chi représente pour nous, et la raison que nous avons de le pratiquer. Bien souvent, au cours de notre vie, ces raisons et motivations peuvent changer. Il y a des moments où notre motivation nous pousse à pratiquer intensément et d’autres fois, nous avons l’impression d’être au creux de la vague, de stagner et cela peut décourager.

Par exemple, il n’est pas rare qu’il soit très motivant d’apprendre des nouveaux mouvements, mais qu’une fois la forme « apprise » on se sente perdu. Que faire ? Que rechercher dans sa pratique ?

C’est aussi là le rôle du professeur, de « nourrir » l’élève et lui ouvrir des perspectives sur certaines dimensions de sa pratique en fonction de sa progression.

Essayer autre chose

Après des années de pratique, il est parfois temps de s’interroger sur ce qui nous a poussé initialement vers telle ou telle pratique. Bien souvent, nous avons choisi une école près de chez nous ou selon le jour qui nous convenait, ou alors nous avons choisi de suivre un maître réputé (à tort ou à raison).

Cela ne pose généralement pas de problème au début : il faut de toute façon bien commencer quelque part. Mais à partir d’un certain moment, il est temps de choisir par soi-même où l’on veut emmener sa pratique et cela requiert parfois de voir ailleurs ce qui se fait.

Pour ma part, j’ai essayé le style Chen (deux écoles différentes) afin de voir si cela avait un sens pour moi par rapport à ma pratique du style Yang. Il y a un an ou deux, j’ai creusé le sujet du Yi Quan, qui est très riche notamment sur le sujet des postures statiques. Ces jours-ci, j’expérimente le Xing Yi Chuan. Au final, je reviens toujours à ma pratique initiale, mais parfois avec un regard un peu différent et parfois je remets en question ma façon de faire. Je suis généralement agréablement surpris de voir qu’il est déjà possible de trouver des pratiques équivalentes au sein du style yang.

Des ressources à foison

C’est incroyable le nombre de ressources qu’il est possible de consulter sur le tai chi de nos jours. Ce n’était pas le cas quand j’ai commencé à pratiquer il y a 15 ans de cela, où, au mieux, on avait quelques livres généralement peu utiles. Ces dernières années, des personnes comme Chris Davis, Ian Sinclair ou Guan Nan Wang ont certainement contribué à m’interroger sur ma pratique, en complément de la pratique (enfin bon, avec le Covid, tout n’a pas été facile…) auprès du maître que je suis actuellement.

Et vous quelles sont vos sources d’inspiration préférées ? Mettez vos bonnes recommendations en commentaire !

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